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Grossesse : la poursuite d’une activité sportive pendant la grossesse

Beaucoup de femmes s’interrogent sur la poursuite d’une activité sportive durant leur grossesse. Des chercheurs viennent de confirmer que le sport ne présente aucun risque, et même de multiples bénéfices. A condition de prendre quelques précautions.

Peut-on oui ou non faire du sport pendant la grossesse ? Une question que toutes les futures mères inquiètes se posent, en ce qui concerne le risque de naissance prématurée. Des chercheurs de la Thomas Jeffersy University (Etats-Unis) ont tenu à mettre une bonne foi pour toutes les choses au clair : il est sûr que l’exercice physique n’augmente pas le risque d’accouchement prématuré. Leurs conclusions, basées sur l’examen des données de neuf essais cliniques regroupant 2059 femmes, indiquent même que les futures mères sportives sont moins susceptibles d’avoir une césarienne par rapport aux autres.

Les chercheurs expliquent qu’il n’y a encore pas si longtemps, les femmes étaient dissuadées de pratiquer un sport pendant la grossesse pour cette raison. « L’idée était que l’exercice libère la noradrénaline dans le corps, un produit chimique qui peut stimuler les contractions de l’utérus et conduire ainsi à une naissance prématurée, explique Vincenzo Berghella, principal auteur de l’étude. Mais de nombreuses études, y compris cette nouvelle méta-analyse, ont depuis montré que l’exercice ne nuit pas à l’enfant, et peut avoir des avantages pour la maman ».

Que des points positifs

Mais les avantages de cette bonne habitude ne s’arrêtent pas là : le regroupement des données a montré une plus faible incidence du diabète gestationnel et d’hypertension artérielle chez les futures mères qui pratiquaient de l’exercice. Des bienfaits aujourd’hui reconnus par de nombreux médecins et autorités sanitaires. Le ministère des Sports explique notamment dans un document publié sur le sujet « qu’une préparation physique adaptée concernant le renforcement musculaire lombo-abdominal permet de diminuer l’incidence des douleurs thoraciques, lombaires et pelviennes ».

Sans compter que la pratique d’activité physique atténue les troubles de l’humeur qui peuvent accompagner la grossesse (anxiété, dépression) car elle permet à la femme enceinte de garder son autonomie. Mais les médecins mettent néanmoins en avant de nombreuses recommandations à considérer très au sérieux. Si l’activité physique doit se pratiquer régulièrement il faut avant tout qu’elle soit adaptée. Les grandes sportives doivent par exemple renoncer au sport de contact comme les sports collectifs (basket, handball, football) et les sports de combat (karaté, judo, boxe).

Quel(s) sport(s) privilégier ?

Selon les recommandations du collège américain d’obstétrique et de gynécologie, qui font consensus, les sports avec risque de chute (équitation, ski, surf, cyclisme, VTT) ne sont pas à exclure systématiquement mais à envisager selon le niveau d’expérience de la femme enceinte. Reste un large choix d’activités comme les sports « portés » (natation, aquagym), les sports d’équilibre (yoga, gymnastique douce) et même les sports d’impact au sol (marche, tennis, jogging). « Quel que soit le type de pratique envisagé, deux critères sont essentiels pour garantir un impact positif sur la santé : plaisir et régularité », précise le ministère des Sports.

Mais le suivi médical demeure indispensable, car de nombreuses contre-indications à l’exercice physique pendant la grossesse existent : en cas de rupture des membranes, de retard de croissance intra-utérin, de prééclampsie, de grossesse multiple ou de maladies cardiovasculaires et pulmonaires graves. Le mieux étant de bien écouter son corps pour « trouver le rythme qui lui convient et éviter une fatigue excessive », explique le ministère de la Santé qui recommande ensuite d’attendre 4 à 6 semaines après l’accouchement avant de reprendre progressivement une activité physique.

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