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News : Alzheimer : l’immunothérapie, un traitement potentiel de la maladie

De nouveaux travaux publiés dans la revue « Brain » confirment le lien entre le système immunitaire et le fonctionnement neurologique du cerveau. Des chercheurs de l’Inserm planchant sur la maladie d’Alzheimer ont démontré la capacité de l’interleukine-2, une molécule du système immunitaire, à rétablir des fonctions cognitives altérées et la mémoire chez des souris.

Cette nouvelle piste thérapeutique est porteuse d’espoir pour les 900.000 personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer en France (elles sont 36 millions dans le monde).

Caractérisée par une lente dégénérescence des neurones entraînée par une inflammation des cellules du cerveau, la maladie d’Alzheimer provoque des troubles de la reconnaissance, des troubles émotionnels et de la mémoire.

Des chercheurs de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) ont réussi par immunothérapie à rétablir les fonctions cognitives altérées de souris atteintes de dommages cérébraux, en leur administrant une molécule du système immunitaire appelée interleukine-2 (IL-2).

C’est une chute importante du taux de cette molécule, constatée chez des patients décédés de la maladie d’Alzheimer, qui avait mis les scientifiques sur la piste de ce traitement potentiel.

D’après les résultats, le traitement chronique « a provoqué une expansion et une activation des lymphocytes T régulateurs dans le cerveau, et entraîné une réduction des plaques amyloïdes », indique l’Inserm dans un communiqué.

Autre constat très encourageant, la récupération des déficits de mémoire. Le mécanisme suivant a été observé : un modelage tissulaire s’est formé, « marqué par une amélioration de la structure et de la fonction des synapses ». Alors que les souris non traitées échouaient aux tests de mémoire, les souris traitées avaient des résultats comparables aux souris normales.

« Ce traitement s’attaque aux conséquences de la maladie, la perte des synapses et les symptômes cognitifs qui l’accompagnent. Son potentiel thérapeutique devra maintenant être évalué chez l’homme », concluent les chercheurs.

Cette étude a été menée par les équipes de Nathalie Cartier-Lacave et David Klatzmann, directeurs de recherche à l’Inserm.

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