ÉPAULES : 3 EXOS CLASSIQUES À ÉVITER !

En musculation, le développé-couché, l’élévation latérale et le tirage nuque sont incontournables. Pourtant, l’anatomie et l’expérience médicale s’accordent pour les trouver agressifs. Heureusement, il existe des variantes plus adaptées.

Par le docteur Stéphane Cascua, médecin du sport

 

L’extrémité supérieure de l’humérus l’os du bras, est quasiment sphérique. Elle s’articule avec une portion presque plate de l’omoplate appelée «­ glène ­». Cette articulation est hypermobile et instable. Elle se luxe facilement ou souffre parfois l’os du bras, est quasiment sphérique. Elle s’articule avec une portion presque plate de l’omoplate appelée « ­glène­ ». de micro-déboîtements. Sa membrane peut se distendre et les tendons qui l’entourent viennent parfois taper sur la voûte osseuse de l’omoplate.

L’ÉPAULE EST INSTABLE. UNE SPHÈRE S’ARTICULE AVEC UNE SURFACE PLATE.

SantéSportMagazine 21 - Epaules, 3 exos classiques à éviter - illustration Mathieu Pinet

DÉVELOPPÉ COUCHÉ. ATTENTION À LA POSITION DES COUDES !

Au départ du geste habituel, les coudes sont relevés au niveau des épaules. Les tendons qui enveloppent la tête de l’humérus se font raboter tout au long du mouvement par les reliefs osseux de l’omoplate. C’est encore pire à l’occasion du « développé oblique » du fait de l’action du deltoïde. Ce beau muscle qui constitue le galbe de l’épaule fait pistonner l’humérus et majore les frottements. Afin de réduire ce phénomène, il est préférable de partir coudes au corps. De fait, il faut utiliser des haltères séparés ou une barre adaptée, munie de poignées perpendiculaires à son axe. Remarquez que de nombreux appareils de développés-assis proposent ce type de position. Certains associent même un rapprochement et un abaissement des bras. Ce mouvement protège l’épaule tout en sollicitant les pectoraux dans la totalité de leur fonction.

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