News : Antidépresseurs : plus d’effets secondaires chez les anxieux

Selon une étude américaine, la réponse aux antidépresseurs varie beaucoup d’une personne à l’autre. Les effets secondaires liés au traitement seraient plus nombreux et intenses chez les patients présentant des troubles paniques, plus connus sous le nom de crises d’angoisse.

Les effets secondaires des antidépresseurs sont plus nombreux chez les patients anxieux.

Des chercheurs américains de l’Université de l’Illinois à Chicago ont suivi 808 patients souffrant de dépression chronique traités par antidépresseurs entre 2002 et 2006. Parmi eux, 85 présentaient un trouble panique. Les résultats de leur recherche ont été publiés dans la revue The Journal of Clinical Psychiatry.

Plus d’effets indésirables en cas d’attaque de panique

L’attaque de panique, plus connue sous le nom de crise d’angoisse aigüe, survient brutalement et se caractérise par une sensation de peur intense irrationnelle (de mourir parfois), qui peut durer quelques minutes à plusieurs heures. La personne manifeste des sueurs, des palpitations cardiaques, une impression d’étouffer, des douleurs à la poitrine, des nausées, des picotements. Entre 5 et 10 % de la population serait concernée, de façon isolée ou répétée.

Antidépresseurs, plus d’effets secondaires chez les anxieux

Après 12 semaines de traitement, 88 % des participants ont rapporté au moins un effet secondaire.

D’après les résultats, les patients dépressifs et anxieux chroniques ont été plus nombreux à éprouver des effets secondaires: 47 % contre 32 % pour les troubles digestifs, 26% contre 14 % pour les troubles cardiovasculaires, 59 % contre 33% pour les troubles neurologiques et 24 % contre 8 % pour les désordres génitaux ou urinaires.

Plus les effets secondaires ont été nombreux chez les patients anxieux, plus la dépression s’est aggravée, révèle l’étude.

En revanche, aucun trouble amplifié n’a été noté chez ces patients anxieux dans la sphère visuelle, auditive, dermatologique, sexuelle ou du sommeil.

« Les patients présentant un trouble panique sont particulièrement sensibles aux changements dans leurs corps« , explique le docteur Stewart Shankman, professeur de psychologie et psychiatrie à UIC et auteur de l’étude.

Cette hypersensibilité expliquerait logiquement la résonnance physiologique du traitement chez ces personnes.

Forts de ce constat, les auteurs de l’étude invitent les soignants à faire une évaluation minutieuse de ces effets secondaires pour investiguer ce qui pourrait

Sources :

  • AFP/Relaxnews
  • Stewart A. Shankman et al. Side Effects to Antidepressant Treatment in Patients With Depression and Comorbid Panic Disorder. Journal of Clinical Psychiatry; (2017)

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