News : Notre haleine : nouvel outil pour détecter 17 maladies

Des chercheurs israéliens ont imaginé une puce électronique capable de détecter 17 maladies présentes dans l’haleine.

Dans notre haleine se trouvent des composés organiques volatiles, marqueurs de pathologies diverses.

Cancers du poumon, du côlon, du cou, de la tête, de l’ovaire, de la vessie, de la prostate, du rein, de l’estomac, maladie de Crohn, rectocolite hémorragique, syndrome de l’intestin irritable, maladie de Parkinson, sclérose en plaques, hypertension artérielle pulmonaire, pré-éclampsie et maladie rénale chronique… Toutes ces maladies pourraient à l’avenir être diagnostiquées uniquement grâce à notre haleine, rapportent des chercheurs israéliens.
A l’époque où les techniques modernes de dépistage de maladies n’existaient pas, certains médecins parvenaient à poser un diagnostic en sentant l’haleine de leurs patients. Partant de ce constat, des chercheurs ont mis au point un outil permettant de détecter et classer plusieurs maladies en s’appuyant uniquement sur les composés organiques volatiles (COV) se trouvant dans l’haleine. Ces molécules sont des marqueurs reconnus de pathologies diverses.

Pour ce faire, le scientifique Hossam Haick et son équipe ont analysé 2808 échantillons d’air prélevés sur 1404 personnes. Dans cette cohorte, des personnes étaient malades (souffrant d’une des pathologies citées plus haut) et d’autres en bonne santé. L’analyse des échantillons a permis d’identifier 13 combinaisons de composés volatiles, présents à des quantités différentes selon les patients. Les chercheurs se sont aperçus que chaque maladie répertoriée dégageait dans l’haleine une empreinte volatile unique. Aussi, leurs outils d’analyse ont également indiqué que la présence d’une pathologie n’empêchait pas d’en découvrir une autre dans la même haleine.

Ces résultats ont permis aux scientifiques d’élaborer une puce électronique munie de capteurs pouvant détecter les composés organiques volatiles dans l’haleine de chacun et à partir de cette empreinte volatile indiquer la présence d’une ou plusieurs des 17 maladies programmées dans l’outil.

Les chercheurs précisent que la détection des maladies grâce à cette puce est efficace à 86 %. Un outil prometteur selon eux puisque « non-invasif, peu coûteux et facile à transporter ».

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