Quand emmener son enfant chez un psy ? les signes qui doivent alerter

Quand emmener son enfant chez un psy ?

« On devrait peut-être l’emmener voir un psy ? ». Vous la connaissez, cette petite phrase des parents débordés. Des parents qui voient leur enfant en souffrance et qui ne parviennent plus à l’aider ou qui se noient dans la culpabilité et se sentent impuissants.

Avant de recourir à la thérapie, il faut savoir que les parents sont les premiers acteurs qui peuvent aider l’enfant. Cependant, il existe des situations où ils ne sont plus « suffisants ». En tant que parent, il faut surtout être à l’alerte des premiers signes qui peuvent inquiéter dans le comportement de l’enfant, afin de réagir rapidement.

L’étape du psychologue est à franchir ensemble. Il est hors de question de laisser l’enfant traverser ce moment seul.

Alors quand faut-il se décider à prendre l’avis d’un psy ? Que peut-on attendre d’un psychologue ou d’un psychiatre ? Quelles seront les solutions proposées ?

Dans ce dossier, vous découvrirez comment identifier les soucis et les angoisses des enfants. De plus vous comprendrez comment choisir le « bon » thérapeute pour votre enfant. Pour finir, vous pourrez lire le témoignage d’Arthur, un adolescent qui a consulté à de nombreuses reprises un psy, et l’interview d’un pédopsychiatre qui apporte de nombreux conseils.

Quand emmener son enfant chez un psy ? : un thérapeute pour son enfant

Première chose à dire et à écrire en lettres géantes dans toutes les têtes des parents : le premier thérapeute d’un enfant, ce sont ses parents ! C’est à eux, avec pour seule méthode thérapeutique leur amour et leur attention, de se mettre à l’écoute, de rassurer, de contenir leur enfant.

Un enfant n’est pas un extra-terrestre. Il est une personne à part entière. Une petite personne, avec ses hauts et ses bas, avec ses soucis, ses angoisses et ses peurs. Et tout cela est absolument normal. Cela fait partie de la vie. Avec ceci de particulier que l’enfant est une sorte de « valise », de récepteur des angoisses des grands.
Soyez en certain, dès ses premiers sourires de nourrisson, jusqu’à ses grandes rébellions d’ado, votre enfant porte en lui et exprime, comme il le peut, vos propres angoisses. En plus des siennes !

Consulter un psy

Alors, parfois, entre vos angoisses à vous, vos conflits à vous, ceux de votre famille ou de votre couple, cela fait trop, et votre enfant peut développer des symptômes qui vous inquiètent. Et là, parfois, ça bloque. La communication est rompue et la culpabilité, comme un parasite, vient tout compliquer.

Dans ce cas, lorsque vous sentez qu’il y a blocage, lorsque vous vous sentez débordé, lorsque vous le sentez, lui, en souffrance, alors n’hésitez plus et poussez tous ensemble la porte du psy !

Quand emmener son enfant chez un psy ? : les signes qui doivent alerter

Qu’un enfant traverse des moments difficiles, encore une fois, c’est normal. C’est la vie. Qu’il ait des difficultés scolaires, parfois, n’est pas alarmant. Qu’il ait envie de s’approprier sa chambre, par exemple (même si vos goûts et les siens diffèrent beaucoup), c’est normal. Qu’il ait des coups de gueule, des coups de déprime ou des coups d’éclat, c’est normal. Qu’il ait, au contraire, envie d’un peu de solitude et de repli, ça peut arriver. Il est vivant, il réagit aux événements avec ses moyens d’expression à lui. Tout cela est même signe de bonne santé.

En revanche, si les « petites manies » deviennent trop envahissantes, si vous sentez qu’un sentiment, qu’une émotion prend le dessus sur toutes les autres, s’il y a déséquilibre, alors, il faut aller consulter. Et surtout, ne pas attendre que les symptômes s’installent.

Qu’un enfant ait peur dans certaines situations n’est pas pathologique. En revanche, si la peur tourne à la phobie, alors, il y a déséquilibre. Qu’un enfant aime ranger ses « petites affaires » perso dans sa chambre, dans ses boîtes, c’est bien : il s’approprie son territoire. Si, en revanche, il ne supporte pas que ses objets soient déplacés et que cela provoque en lui une angoisse, alors, il peut s’agir d’un trouble obsessionnel qu’il faut traiter.

Les indices à surveiller

Si la tristesse, les problèmes de sommeil, après un deuil ou une séparation, par exemple, sont normaux pendant un certain temps, il y a cependant des symptômes qui doivent attirer l’attention des parents.

> D’abord, un changement brutal de comportement. Si votre enfant devient soudainement très sage, alors qu’il était plutôt agité, ou, à l’inverse, s’il adopte une attitude agressive ; si ses résultats scolaires chutent soudainement, alors, il peut s’agir des symptômes liés à un trouble psychologique.

> Si vous constatez des troubles alimentaires, quel que soit l’âge de votre enfant, un refus de s’alimenter ou, au contraire, des envies insatiables de nourritures, là encore, il peut s’agir d’un trouble psychologique qu’il ne faut pas banaliser.

> Si, tout simplement, vous sentez que la communication est rompue, que la confiance est entamée, alors, il peut être important pour votre enfant de parler à quelqu’un de neutre, un tiers bienveillant.

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