rééducation après la chirurgie de l’hernie discale lombaire

Plusieurs programmes de rééducation existent pour les personnes ayant fait l’objet d’une chirurgie discale lombaire.

Déterminer si la rééducation active après la chirurgie discale lombaire est plus efficace que l’absence de traitement, et décrire quel type de rééducation active est le plus efficace. Ceci est la deuxième mise à jour d’une revue Cochrane publiée pour la première fois en 2002.

Premièrement, nous avons regroupé les traitements selon le début du traitement.
1. Rééducation active débutant immédiatement après l’intervention chirurgicale.
2. Rééducation active débutant quatre à six semaines après l’intervention chirurgicale.
3. Rééducation active débutant plus de 12 mois après l’intervention chirurgicale.

Pour chaque regroupement, les comparaisons suivantes ont été étudiées.
A. Rééducation active versus absence de traitement, placebo ou témoins sur liste d’attente.
B. Rééducation active versus d’autres types de rééducation active.
C. Intervention spécifique en plus de la rééducation active versus rééducation active seule.
Stratégie de recherche documentaire :

Nous avons effectué des recherches dans CENTRAL (2013, numéro 4) et MEDLINE, EMBASE, CINAHL, PEDro et PsycINFO jusqu’à mai 2013.
Critères de sélection :

Nous avons inclus uniquement des essais contrôlés randomisés (ECR).
Recueil et analyse des données :

En binômes, les auteurs de la revue ont indépendamment évalué l’éligibilité et le risque de biais des études. Des méta-analyses ont été effectuées lorsque les études étaient cliniquement homogènes. L’approche GRADE a été utilisée pour déterminer la qualité globale des preuves.
Résultats principaux :

Dans cette mise à jour, nous avons identifié huit nouvelles études, incluant ainsi un total de 22 essais (2 503 participants), dont 10 présentaient un faible risque de biais. La plupart des programmes de rééducation ont été évalués dans une seule étude. Des hommes et des femmes étaient inclus, et dans l’ensemble âge moyen était de 41,4 ans. Tous les participants avaient été opérés par discectomie standard, microdiscectomie et, dans une étude, laminectomie standard et (micro)discectomie. La durée moyenne de l’intervention de rééducation était de 12 semaines ; huit études ont évalué des programmes d’exercice de six à huit semaines et huit autres des programmes d’exercice de 12 à 13 semaines. Les programmes étaient conduits dans des établissements de soins primaires et secondaires et débutaient soit immédiatement après la chirurgie (n = 4), soit quatre à six semaines (n = 16) ou un an après la chirurgie (n = 2). En général, la qualité globale des preuves est faible à très faible. Les programmes de rééducation commençant immédiatement après la chirurgie n’étaient pas plus efficaces que leurs interventions de contrôle, qui incluaient de l’exercice. Des preuves de qualité faible à très faible suggèrent qu’il n’y avait aucune différence entre les programmes de rééducation spécifiques (prise en charge multidisciplinaire, activité progressive comportementale, force et étirements) débutant quatre à six semaines après l’intervention chirurgicale et leurs comparateurs, qui incluaient de l’exercice sous une forme ou une autre. Des preuves de qualité faible montrent que la kinésithérapie à partir de quatre à six semaines après l’intervention chirurgicale conduisait à une meilleure fonction que l’absence de traitement ou l’éducation seule, et que la rééducation multidisciplinaire coordonnée par des conseillers médicaux conduisait à une reprise du travail plus rapide que les soins habituels. Un regroupement statistique n’a été effectué que pour trois comparaisons dans lesquelles les programmes de réadaptation avaient débuté quatre à six semaines après l’intervention chirurgicale : programmes d’exercice versus absence de traitement, programmes d’exercice intense versus de faible intensité et programmes d’exercice supervisé versus à domicile. Des preuves de très faible qualité (cinq ECR, N = 272) montrent que les exercices sont plus efficaces que l’absence de traitement pour la douleur lors du suivi à court terme (différence moyenne standardisée (DMS) -0,90 ; intervalle de confiance (IC) à 95 % -1,55 à -0,24), et des preuves de qualité faible (quatre ECR, N = 252) suggèrent que les exercices sont plus efficaces pour le statut fonctionnel au suivi à court terme (DMS -0,67 ; IC à 95 % -1,22 à -0,12) et qu’aucune différence en termes de statut fonctionnel n’était observée au suivi à long terme (trois ECR, N = 226 ; DMS -0,22 ; IC à 95 % -0,49 à 0,04). Aucune de ces études n’a rapporté que l’exercice augmentait le taux de réopération. Des preuves de très faible qualité (deux ECR, N = 103) montrent que les programmes d’exercice intense sont plus efficaces que les programmes de faible intensité pour la douleur à court terme (différence moyenne pondérée (DMP) -10,67 ; IC à 95 % -17,04 à -4,30), et des preuves de qualité faible (deux ECR, N = 103) montrent qu’ils sont plus efficaces pour le statut fonctionnel à court terme (DMS -0,77 ; IC à 95 % -1,17 à -0,36). Des preuves de très faible qualité (quatre ECR, N = 154) suggèrent qu’il n’y a aucune différence significative entre les programmes d’exercice supervisé ou à domicile pour le soulagement de la douleur à court terme (DMS -0,76 ; IC à 95 % -2,04 à 0,53) ou le statut fonctionnel (quatre ECR, N = 154 ; DMS -0,36 ; IC à 95 % -0,88 à 0,15).

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